Affichage des articles dont le libellé est DD. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est DD. Afficher tous les articles

mardi 4 juin 2013

Non, la communication responsable n’est pas DD-moralisante !



Un léger et rapide coup de rétroflash sur le récent lancement du site de l’Association des Agences Conseil en Communication (AACC) consacré à la communication responsable et durable. L’initiative est non seulement heureuse politiquement, stratégiquement, mais aussi et surtout pratiquement pour tou-te-s les honnêtes femmes et hommes communicant-e-s…

 

Un site tendance et épuré… Mix de l’image corporate de l’AACC et du sérieux d’un contenu destiné aux communicants enfin rangés de la Com' insouciante et incivique des années d’anté-crise ? (Visuel AACC)
Toutes les ressources dont vous avez besoin pour éviter les écueils du greenwashing sont désormais à portée de neurone(s) à travers une judicieuse sélection classée par thème, du « basique » au plus approfondi :
  • Communication responsable,
  • Éco-communication,
  • Développement durable, RSE, transformation de la société,
  • Études,
  • Réglementation.
I had a dream… que la mise à jour de ces ressources soit à la hauteur de la sélection de départ : à chacun d’y contribuer comme le site nous y incite.

 

Quelques spots qui ravivent les couleurs de la com’ DD… même greenwashée !


Parmi la collection (un bon début ici encore à enrichir) de vidéos alternant spots commerciaux et séquences formatrices que vous trouverez dans la Piscine, j’aime particulièrement celui-ci… qui m’a fait beaucoup rire. X-D 
 

Finalement, Mesdames et Messieurs les communicants responsables, au-delà de nous instruire durablement, pensez aussi à nous faire sourire… et même rire tout aussi durablement ! Les temps de crise sont moins durs quand on se détend les zygomatiques à force de crises de rire, et le DD n’a aucune raison d’être DD-moralisant… Bien au contraire.
 

Pour vous autoformer sur l’ensemble de l’amont du message responsable, je vous recommande personnellement le Guide pratique du marketing durable, (ré)édité par le Comité 21. Référencé sur le site AACC Développement Durable, il est aussi agréablement maquetté que sérieusement documenté : découvrez-le en lisant ici… Ou en écoutant là

mardi 21 mai 2013

Crucifixion ou cruci-fiction énergétique des PME : entre confession psy et scénario cata !



A l’issue de la rencontre de l’Amicale Parlementaire des PME du 25 avril dernier, la CGPME a mis en ligne le document qui a servi de trame aux trois tables rondes organisées : 1- La transition énergétique dans le respect de la compétitivité des TPE-PME, 2- Rééquilibrer la relation donneur-d’ordre/sous-traitant grâce à la RSE ? 3- Quelle fiscalité écologique ? Quels financements ? Environnement, éthique des affaires, régulation par l’intervention de l’État : trois thèmes à l’ordre du jour, mais une accroche et une couverture qui dramatisent le choc de la transition, à la manière d’une UNE d’hebdo en mal de catastrophe ! Décryptage éclair(age) humoristique… 

 

Un recadrage (tendancieux !) qui décrypte la couverture du rapport DD/PME entre confession psychanalytique et scénario hollywoodien (Photos CGPME)
Sur ce terrifiant triptyque, recadré par nos soins irrévérencieux, voyez surgir les figures archétypales de l’épopée spirituelle et matérielle occidentale :

> À ma gauche, sous un sombre ciel de novembre, l’Esprit Saint qui souffle peu et à peine où il peut, sans doute désorienté et essoufflé par l’irrésolution des tourbillons créés par les incessantes volte-face du char de l’État et de ses politiques erratiques d’incitation solaire et éolienne…

> À ma droite, l’ex-Messie électricité, Fils auréolé du progrès, mais désormais sur le chemin du calvaire, déjà ployant la tête et les épaules sous le poids des normes et des économies d’énergie, des pannes de centrales nucléaires et de la vente de mégawatts surnuméraires aux puissances étrangères outre-Rhin, lumière du monde dont la faible incandescence suffit à peine à illuminer le triste caveau où il attendra l’heure de la renaissance…

> Au centre, le Père céleste et nucléaire, puissant en Térawatts, mais lointain et absent, car dissimulé dans les éthers au-delà de l’atmosphère terrestre polluée des intrépides mégapoles du « business » montées à l’assaut des cieux ; vers quels entreprenants fils d’Adam oublieux de leurs devoirs énerg(én)étiques pointera-t-il son doigt pour les chasser du Paradis de l’énergie à bas prix ? Et vers quelles terres désertiques et schisteuses pointera-t-il le même doigt pour signifier le lieu perdu de leur durable exil ? 

Le poids des mots, le choc des photos… ou le choc électrique des couvertures ?


En surplomb de cette sainte trinité éolo-électro-céleste clouée à sa triste croix grise, s’énonce dans le martellement sonore d’une accroche frappée dans l’airain, la lutte éternelle entre le bien et le mal, l’ami et l’ennemi écartelant la compétitivité vacillante de nos bataillons de PME, piétaille entrepreneuriale une nouvelle fois sacrifiée aux intérêts mondiaux de tous les goliaths du CAC 40…

Ultime signe qui totalise notre essai de traduction – sans doute trop littéral ou libéral, convenons-en ! – du message subliminal voué à nos saints élus intercesseurs :
« Élus du Peuple, priez pour le Développement Durable, mais gardez-nous d’une peine de décompétitivité qui risque de durer éternellement pour les PME, si elle ne tourne pas avant à une brusque descente aux enfers fiscale ! »
Et en arrière-plan de tout ceci, ne devons-nous pas avoir le courage de dévoiler, au choix ou à la fois, une peur inconsciente de la crucifixion sur le terrible chemin fiscal décidé à la tête d’un exécutif aussi sourd que sûr de sa raison… ou encore une cruci-fiction consciente pour faire frémir le corps législatif et implorer son bon secours ? 

Démon du storytelling, quand tu nous tiens !


PS : Heureusement, passé l’État temporaire de stupeur où vous aura plongé la couverture, le contenu du document vous ramène en douceur sur les terres plus sereines et mieux arpentées du lobbying parlementaire à la française. En effet, « Les propositions de la CGPME doivent alimenter le débat parlementaire pour que la compétitivité des entreprises, la sécurité d’approvisionnement, la faisabilité technique et la réversibilité des choix soient au rendez-vous. La loi devra également proposer un accompagnement des TPE-PME productrices et utilisatrices sur le chemin de l’efficacité énergétique… » Mais c’est une autre histoire que je vous laisse découvrir par vous-même ici, patient-e-s et raisonnables (é)lecteur-e-s !

Pour en savoir plus sur les sérieux et excellents travaux menés par la CGPME sur les questions de DD, consultez la page spéciale de leur site en cliquant ici.

jeudi 26 juillet 2012

Une Passerelle vers le 4e pilier du Développement Durable ?

Saluons la nouvelle formule de la revue Passerelles, publication du ICTSD (International Centre for Trade and Sustainable Developpement) spécialisée dans les questions liées au commerce et au développement durable sur le continent africain. Cette dernière (nouvelle !) mouture (téléchargeable ici) se consacre essentiellement aux sujets discutés lors de RIO+20, la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable, tenue à Rio de Janeiro le mois dernier.
Tirant les conséquences de l’échec sans doute attendu, mais néanmoins relativement cuisant de cette conférence en termes d’avancées concrètes, et particulièrement sur la mise en place d’une structure institutionnelle internationale qui favorise le développement durable, Jean-Philippe Thomas (son parcours ici) nous y propose un court mais intéressant article : « La gouvernance du développement durable à RIO+20 : pour la fin du système oligarchique » (Pour y accéder directement, cliquez ici). 

L'objectif : renforcer la gouvernance inclusive du développement durable en l'instaurant en 4e pilier...


Selon lui, c’est « le concept de développement durable qui doit être renforcé, non pas en séparant économie et gouvernance, mais en adjoignant un quatrième critère aux piliers du développement durable : la gouvernance, ses institutions et leur cohérence. » Cette proposition s’appuie concrètement sur « les nombreux travaux et innovations politiques (en particulier dans les pays émergents) qui ont opérationnalisé la notion de développement durable (incluant sa gouvernance) [et] constituent des matériaux sur lesquels on peut largement s’appuyer pour lever les ambiguïtés actuelles du contenu de RIO+20 ».

Cette gouvernance « multilatérale », à laquelle appelait la Déclaration de Douala du 18 avril 2012, devrait être « mondiale ouverte et inclusive, respectueuse des dynamiques sociales et populaires et œuvrant dans l’intérêt des générations actuelles et futures. »

Comme le dit Jean-Pierre Thomas dans la conclusion de son article : « On en est loin à la lecture du texte adopté à Rio en 2012. » Acteurs(e)s du développement durable, encore un effort !